La participation du plus grand nombre ou l’exclusion institutionnalisée

Les législatives 2017, bornées à l’élection présidentielle, sélectionnent les 2 candidats en tête du premier tour  et excluent les candidats n’ayant pas 12,5% des inscrits (dans les faits : n’ayant pas 25% des suffrages exprimés).

C’est, selon mes convictions, une logique d’exclusion. Cela ne permet plus le dialogue et le compromis, voire la reconfiguration de composantes politiques apparentées.

D’autre part, il est des candidats qui n’ont pour seul objectif que de bénéficier des subsides liés à leurs résultats (1,42€ sur 5 ans par suffrage). L’ appât du gain fait qu’ils contribuent à éliminer les seuls candidats qui peuvent défendre les convictions qu’ils prétendent avoir.

Paradoxe du quinquennat, il avait été fait pour éviter la cohabitation dans le cadre d’un bipartisme et de supprimer les triangulaires.

N’avons nous pas un gouvernement de cohabitation aujourd’hui avec un parti présidentiel qui va même jusqu’à sélectionner les candidats LR ou PS à conserver ( Valls, Le Foll, El Khomri, …) ?

Pour une triangulaire avec le taux d’abstention supérieur à 50 %, il conviendrait que chacun des trois candidats arrivés en tête ait un score supérieur à 25 % des votants.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, l’exclusion mère de l’abstention est en marche . 48,71 % des inscrits ont voté. LREM et MODEM ont obtenu 32,32% et LR 15,77 %.

Les candidats du président seront au deuxième tour dans une confrontation quasi limitée aux candidats LR. Ils ont obtenu ensemble le 11 juin 23,42% des suffrages des inscrits.

Un quart des Français a choisi, lors du premier tour, cette DROITE recomposée avec quelque transfuge du PS. Expression de la démocratie, ce choix sera dans la majorité des circonscriptions, imposé aux trois quarts des autres français (76,58 %).

Avec des outils d’un autre temps la Ve République, dans un contexte qui a changé, il ne suffit pas de faire valoir les résultats produits de ces législatives pour que chacun d’entre nous ait le sentiment d’être COMPRIS, représenté et défendu.

Les modalités de ce scrutin, ont été bricolées au fil du temps pour conforter des partis majoritaires des familles politiques de droite et gauche. Ils obligeaient des alliances au sein de ces mêmes familles pour le second tour .

Cela n’est plus vrai, le contexte a changé. Le scrutin génère maintenant de l’exclusion. Malgré la somme des votes obtenus par ses composantes la GAUCHE est majoritairement privée d’un second tour.

La qualité d’une démocratie se mesure à la force de l’opposition. Elle constitue un amortisseur social. A défaut de représentant, le peuple se fera entendre, mais comment ?

Pourquoi encore et toujours, il faudrait se soumettre, renier ses convictions et voter à DROITE ?

Pourquoi, devions nous cautionner par un vote, fut-il blanc ou nul, le carambouillage institutionnalisé du second tour ?

NON, je trouve plus de dignité dans l’abstention ! Ce 18 juin, je resterai insoumis, la résistance s’organise, un jour viendra ….

Il y a différente façon de marcher : pour la MARCHE forcée, il faut des GODILLOTS, pour une MARCHE sur un fil cela sera plus délicat, mais il convient de ne pas oublier que :

Plus on MARCHE sur la tête des faibles, plus on est enclin à lécher les bottes des forts.”

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